Aventure Souletine

Les péripéties d'un jeune souletin épris d'aventures et de voyages...
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jeudi 29 octobre 2015

Ça va sauter !!! Week-end saut pendulaire à Saint-Guilhem le Désert

Vidéo du week-end sur le lien : https://vimeo.com/145419858

Ça fait un petit moment qu'on ne s'était pas fait un bon gros week-end avec William... Ça faisait même depuis le premier de l'an ! Une fois de plus, il a une semaine de vacances (la 12ième de l'année et la 3ième au mois d'octobre) et il redescend dans le sud...

Avec ses potes des "écureuils volants", ils vont équiper un pendule à Saint Guilhem le Désert, dans l'Hérault et il m'invite généreusement à venir m'envoyer en l'air tout le week-end ! Normalement, c'est parti pour 4 jours.



Départ tôt le samedi matin, direction Toulouse pour récupérer Lou au passage. Normalement, on s'est donné rendez-vous à 10h et on se dit que pour une fois, on essayera de n'avoir aucun retard... Mais bon, on ne se change pas... Un quart d'heure pour moi, un quart d'heure pour Lou et encore un dernier quart d'heure en commun... ça reste dans la moyenne !! On prend ce qu'on peut comme matos, ce qu'on peut comme bouffe et c'est parti...

Une fois arrivé à Saint Guilhem le Désert, on doit se fier aux explications de William pour trouver... Autant dire qu'on commence tout de suite par se perdre comme il faut... Et chose troublante, aucune falaise à l'horizon... Juste une petite gorge bien sympathique en contrebas de la route. On a dû louper un truc...

Demi tour et on repart vers une autre rue dans le village. Un parking au fond d'une impasse, une grande falaise au loin... ça ressemble bien aux descriptions de William. On a quand même un doute, aucune corde à l'horizon, et personne n'a vu passé une bande de jeunes qui se jettent d'une falaise... Les discussions avec les gens qui passent sont assez mémorables :
"- Vous savez comment on fait pour aller en haut des falaises ?
- Non, mais vous savez, c'est très beau d'en bas.
- Oui, mais on veut aller en haut !
- Pourquoi ? J'espère que ce n'est pas pour vous jeter du haut de la falaise !
- euh... justement..."

On décide de manger un peu avant de monter rejoindre les autres. La description de William est super claire : "C'est le chemin en bas des falaises"... Vu qu'il y a des falaises partout, ça aide vraiment... Du coup, on avance dans la vallée jusqu'à voir les cordes de sauts au loin. Comme il n'y a pas vraiment de chemin à ce moment là, on décide de couper tout droit dans le maquis par un pseudo chemin, une sente de sanglier...

Comme on est aussi têtu l'un comme l'autre avec Lou, aucun ne prend l'initiative de dire "et si on faisait demi tour pour aller chercher un vrai chemin ?" et on trace tout droit. En escaladant un muret de pierre, je suis aveuglément les conseils de Lou : "Aide toi du piquet de clôture en acier "... Vu la décharge électrique que je prends, j'en déduis 3 choses : 
- il s'agissait d'une clôture électrique
- Lou m'aime énormément :-P
- Lou est une isolante électrique

La suite est encore pire. Il faut se tailler le chemin, ramper sous les fourrés, se faire passer les sacs à dos... Mais bon, au point où on en est, on ne va pas renoncer... Une fois dans le pierrier, complètement cramé, on se rend compte en voyant un couple passer tranquillement qu'il y avait un chemin tout simple...

Un grand bruit nous interpelle et nous remotive d'un coup !! Comme le bruit d'un gros oiseau qui serait passer en planant au dessus de nous... Même si on ne voit toujours pas les cordes, aux cris d'enthousiasmes qu'il y a en suivant, on comprend qu'on vient d'entendre le premier saut !!

Une fois arrivé auprès du premier sauteur, on comprend vite que William n'a prévenu personne qu'on venait...

Maxime vient juste de faire le crash test 3. Le premier crash test, c'est Pierre Hun, un gros bébé de plus de 100 kg de calcaire, qui s'y est collé... Il s'est éclaté au sol... ça met de suite en confiance !! En fait, d'après ce qu'on comprend, il ne s'agissait pas d'un problème de réglage, mais bien de la solidité du caillou. Sous le choc de la chute, le caillou a explosé et seuls les goujons sont restés accrochés aux cordes de saut... Pierre Deux a connu un meilleur destin, et Maxime (ou Pierre Trois pour les intimes) confirme que CA PEUT SAUTER !!




On monte rapidement en haut de la falaise et les sauts s'enchaînent. L'équipe est bien rodée et on voit qu'ils ont de l'expérience !! Et allez, on tire de la corde pour réarmer le saut et ça défile.

Le plus drôle dans l'affaire, c'est de voir le regard des gens, en bas, qui voient et entendent un gars "tomber" du haut de la falaise, puis partir en balançoire au dessus du chemin de randonnée, accroché comme un jambon dans le dos... Et leur étonnement grandit quand ils voient le sauteur enlever son baudar de saut, suspendu à sa corde, pour finir en rappel jusque dans les buissons en contrebas du chemin...

C'est à mon tour de sauter. On ne vas pas s'attarder sur la beauté de ce saut... Et encore moins sur le cri qui va avec... Je ne suis clairement pas à l'aise et j'ai vraiment la trouille !! Alors que les autres envoient des rotations, traquent à tout va, moi je me contente de faire un pas en avant, de hurler et de battre des pieds et des mains...

Mathieu envoie le dernier saut de la journée et on range tout ce qui traîne avant de redescendre à la frontale... ah ben non, personne n'en a pris. ça sera au clair de Lune.

Arrivés aux voitures, le menu de la soirée est simple : chips, cacahuètes, bières, pâtes et Patxaran.

On bivouaque carrément sur le parking (malgré les panneaux d'interdiction), les uns en tente, les autres en camion ou en voiture, les derniers en hamac.


Le lendemain, on part à une heure indéterminée, vers 8h plus ou moins 1h, vu le changement d'heure... Marcel et moi partons retendre les deux grandes tyro de 400 m depuis le bas, dans le pierrier. On galère pas mal sur la première, leurs poulies quadruples étant plus ou moins emmêlées... Les autres se foutent bien de nous, un BE escalade et un gars du spéléo secours qui n'arrivent pas à retendre une tyro...

Maxime refait le crash test et c'est reparti pour la journée. Ça enchaîne non stop toute la journée. Tout le monde est rôdé et tout le monde sait quoi faire. On peaufine certaines manips, une potence en bois pour décaler le ficelou de réarmement du pendule, un autre bout de bois en guise de frein pour le redescendre... C'est de la haute technologie ! On enchaîne les différentes prises de vues, sous tous les angles, avec la Go Pro.



Une équipe va tendre une petite highline magnifique de 40 m qui découpe la falaise à l'horizon et, du coup, les troupes sont de plus en plus clairsemées pour sauter... On ne se retrouve qu'à 3 ou 4 pour tirer les cordes. Mais au moins son tour pour sauter revient plus vite.

Au troisième saut, j'essaye enfin de soigner la position et de ne plus me contenter de "tomber" de manière anarchique...



A la nuit tombée, Maxime clôture la cession de la journée, pendant que tous les autres redescendons à la fronta... ah non, toujours pas de frontale... On a bien enchaîné aujourd'hui, entre 25 et 30 sauts dans la journée au total.

 Une fois à la voiture, on commence à manger ce qu'on trouve sous la main, pain dur, nutella, brioche, pâté, le tout entrecoupé de ce qu'il reste de bière, de Patxaran et de chips... Personne n'a le courage de lancer les pâtes...

Maxime arrive plus ou moins en courant après son saut et il se rend compte qu'il a oublié les clés de son camion en haut de la falaise... C'est parti pour un aller-retour exprès à la frontale... sous nos encouragements via les talkies-walkies. Personne ne traîne trop. On part vite se coucher, on commence à tous être un peu crevé...

Le lundi, c'est reparti... A priori, la météo se gatte dès le soir donc on démontera tout dans l'après midi. Maxime et Marcel partent retendrent les tyros tandis que nous, au bivouac, on commence le repas de la veille au soir... pâtes, pâtes chinoises...

On accompagne Tom pour qu'il se cale un saut avant d'aller bosser. Ce lundi, c'est connecté !! A peine la personne est-elle en bas du pendule que les vidéos sont déjà postées et partagées sur Facebook... Pour faire rager les copains qui bossent ??

La pluie menace et on essaye de tous se faire un dernier saut avant l'arrivée de la pluie. Malheureusement, juste après le mien, la pluie pointe son nez et l'exit est devenu glissant, au grand regret du père à Violaine qui voulait sauter lui aussi.



On décide de vite démonter avant que la pluie ne revienne plus forte... A ce moment là, c'est clairement en mode mule... Les sacs sont lourds mais il faut bien redescendre les plus de 2 km de cordes de l'installation...

Une petite pause pique-nique réparatrice avec tout ce que Violaine et son père ont monté (un grand merci à eux !!) et c'est le retour aux voitures... Le tri du matos est vite fait, un grand tas de matos pour Maxime, et des tout petits tas pour les autres.



On range tout, devant le regard médusé de certains habitants en voyant la quantité de cordes. Une dernière petite bière au village, histoire de se poser un peu et de faire tourner l'économie locale et chacun repart aux quatre coin de la France.

Encore un grand merci à toute l'équipe des Écureuils linké sur Comedy club (ils se reconnaîtront), ambiance super sympa, de supers sensations !!! Et n'oubliez pas, y'a encore des falaises vierges au Pays Basque (je sais que vous ne vous déplacez pas pour moins de 200m, mais certaines vont jusqu'à 350 m de haut...).












mercredi 28 janvier 2015

Réveillon du premier de l’an à la cabane des Esclozes

30/12/2014

Le refuge étant relativement petit –une dizaine de places- et comme nous sommes déjà 8, nous préférons monter dès le 30 décembre pour « réserver » la cabane.
Nous avions donc rendez-vous à midi à la sortie de l’autoroute pour monter tous ensemble au refuge. Bien sûr, ils ont une heure de retard, comme d’habitude… En même temps, moi, je ne compte même plus mon retard…


J’arrive aux environs de 17h30 à Campan Payolle, après m’être perdu plusieurs fois, avoir fait le tour du lac… J’arrive enfin à trouver la voiture de William. Dans le coffre, il y a encore un paquet de bouffe et de matos à prendre…


Heureusement, j’ai ma luge/traîneau pour monter tout ça. Le temps de charger tout ça, de préparer les skis, de me repaumer une autre fois, et c’est parti pour la montée au refuge. Les skis aux pieds, la frontale sur la tête, le traîneau attelé derrière, le GPS enclenché, me voici paré. Les gens me regardent en coin, bizarrement… En même temps, on pourrait presque croire que je pars en expé pour le Groenland !!


Je fais 10m, motivé, confiant. Tout à l’air de bien se passer… jusqu’au 11ième mètre. Tout le chargement fini par terre, luge renversé et toutes les boîtes de conserves en vrac dans la neige… Là, je sais déjà que la montée va être très très longue !!

Je reconditionne tout ça différemment et c’est reparti… pour 10 nouveaux mètres, avant que le traineau se renverse à nouveau… CA VA VRAIMENT ETRE LONG !!


Au fur et à mesure, je prends le rythme. En allant doucement, ça passe bien. Les autres, au refuge, commence à s’inquiéter, mais les SMS passent avec plusieurs heures de retard… ça facilite la communication. Ils reçoivent mon SMS « je pars du parking » quand je suis quasiment en haut et le dernier SMS « je vois le refuge » le lendemain… Bonjour les quiproquos.


A la lumière de la quasi pleine lune, entre deux renversement de traineau, le paysage est féérique…
Une fois en vue du refuge, en passant la rivière, je mouille une des peaux de phoque qui se décolle… Impossible de continuer avec les skis aux pieds. J’ai suivi bêtement le raccourci qu’on prit les autres et je me retrouve à brasser de la poudreuse, les skis sur le dos, en poussant le traineau… Heureusement qu’Angélique vient me donner un coup de main… Je me demande encore si c’était pour les bières ou pour m’aider…


William, Rémi, Loris et Marlène sont déjà au coin du feu. Ils sont sympas, ils m’ont attendu (plus ou moins) pour l’apéro. Après mangé, ce soir là, il fait particulièrement froid et personne n’est vraiment motivé pour aller se coucher au « frigo », les couchettes étant vraiment loin du feu !!


31/12/2014

Le lendemain, on se lève aux aurores… euh, en fait, non, personne n’osant sortir de l’abri de son duvet tant qu’il fait froid. On part ensuite en mission bois, les skis de rando aux pieds en tirant les luges. Les gens qui passent en randonnée nous regardent avec des yeux bizarres… C’est vrai que nos caisses remplies de branchages, sur nos luges, paraissent bizarres… Mais on donne l’impression de tellement maîtriser que certaines personnes imaginent que c’est notre boulot !


A ce moment là, trois vieilles acariâtres arrivent en ski de rando. Elles viennent elles aussi pour passer le réveillon. Pas un bonjour… Elles commencent dès le début à faire leur chiante « Moi, j’ai mal au dos, il me faut le lit avec le sommier »… La pauvre Marlène en fera les frais, elle qui dort encore et se fait virer sans même comprendre… ça promet pour ce soir mais on est tous d’accord sur une chose : hors de question de se taire à minuit !!!

Comme prévu, Alex et Théo sont à la bourre… On se demande même s’ils vont arriver à l’heure pour la nouvelle année !!

Les courses de luge commencent et les premières sorties de route aussi… Bizarrement, pas grand monde n’est fan pour se lancer sur la luge fabriquée par mon père, tête la première !


De notre côté, on se décide enfin à bouger… à 4h de l’après midi. Rémi et moi chaussons les skis de rando pendant que les autres montent en raquette. Une fois quasiment sur la crête, c’est à ce moment là que Théo et Alex arrivent… Tant pis pour eux. On en profite en haut pour voir le début de coucher de soleil et admirer la vue. Pendant que les autres redescendent en raquette, Rémi et moi poussons un peu plus loin pour se trouver une descente vierge et moins caillouteuse.

Premier virage de la saison en ski de rando… ça donne le ton… Virage loupé et ça frotte… ça manque cruellement de neige…


Au refuge, Théo et Alex ont commencé à s’installer. En réalité, ils continuent d’étendre notre squat du refuge…

Pendant l’apéro, on apprend le sacrilège d’Alex. J’avais quasiment tout monté, je ne leur avais laissé que 5 bières et une boîte de conserve… Alex a réussit l’exploit de percer les deux bières spéciales des filles, comment se faire haïr dès le début. Il parait qu’il les a planquées sous la neige. Au moins elles auront un réconfort en redescendant, si on les retrouve.


La soirée commence tranquille. Les trois vieilles acariâtres se tiennent loin du feu. Elles n’ont pas super envie de sympathiser, dirait-on. De toute façon, y’a plus de place. A 20h42 précisément, elles partent se coucher… Si ça ressemble à ça un réveillon en montagne quand on vieilli, ça me fait peur !!! On va bloquer le compteur des années à 30 ans alors !!!

Le ciel est super dégagé, la lune éclaire super bien et l’envie nous prend d’aller profiter un peu. Rémi et chaussons les skis, Théo nous suit à pattes, avec le surf entre les mains, pendant qu’Alex nous sort son costume lumineux. Au moins, depuis la crête, nous savons où se situe le refuge !


En bon spéléo qui se respecte, ma frontale (ma lampe de secours d’habitude) n’a plus de piles… La descente se fait donc plus ou moins à la lueur de la lune et des lampes des deux autres.

Une fois au refuge, les courses de luges repartent de plus belle, avec pour objectif de passer « le virage en épingle » et d’arriver à la rivière ! Alex sera le seul (fou) à réussir à surfer sur la rivière.


Parties de tarot, sculpture sur stalactite de cire, massage des cuirs chevelus (ou pas), séance de torture, la soirée se prolonge tranquillement au coin du feu.


Vers 6 heures du matin, les derniers survivants rejoignent le frigo.


01/01/2015

Vers 7h, les 3 vieilles se réveillent pour aller faire une virée en ski de rando. Elles trouvent déjà Rémi en train de ranimer le feu. Vers 8h, il se prépare à aller faire une petite virée en ski de rando. Me réveillant à cause du boucan des vieilles, je le vois commencer à préparer son matos. Hors de question de louper ça. Un petit dej avalé en urgence, les peaux mises et le sac prêt en un rien de temps, nous voilà parti pour un sommet assez simple.


Les premières conversions de l’année s’avèreront difficiles… On monte bien plus haut que la veille et la vue sur le pic du midi de Bigorre nous donne des envies. Le sommet est en vue mais il a été bien soufflé. Skis sur le dos et on continue. Une fois là-haut, on profite… L’année commence bien !



On profite du soleil et de la vue, en n’ayant pas envie de redescendre. On choisit un coté bien enneigé, qui donne envie. Les premiers virages sont excellents, la neige tout simplement parfaite. On préfère faire une grosse traversée pour aller vers la cabane et éviter une zone de chaos rocheux, avec obligation de rechausser les peaux. Malheureusement, dans cette traversée, la neige a changé et ça touche beaucoup… Rémi, malgré des postures semi acrobatiques pour éviter des cailloux, s’explose une carre…


Ca sonnera malheureusement la fin du séjour pour lui… Il devra redescendre le soir même pour réparer, vu que deux jours après, il partira pour un petit périple en ski de rando sur plusieurs jours.

A la cabane, tout le monde commence à émerger doucement. Pendant qu’on mange tranquillement sur la table à l’entrée du refuge, les randonneurs qui passent n’osent même plus entrer, pensant qu’ils rentrent chez nous !!

L’après midi, Théo et Alex partent sur le versant en face faire une petite descente en snow. De leur côté, les filles partent on ne sait où… On voit juste qu’elles ont du PQ à la main. Au bout de deux heures qu’elles ne sont plus là, on commence à se poser des questions… En fait, elles sont juste allées sur le sommet voisin prendre le soleil. Au retour, elles se font un petit cul sec au rhum… On se demande même si elles n’en ont pas déjà fait un en chemin tellement elles sont en mode délire, dans leur trip…


William et Loris, jaloux de ne pas avoir fait eux aussi leur petit tour, partent donc à leur tour sur ce sommet avec leur luge… Il parait qu’un saucisson a décidé de se suicider et s’est fait la malle en dévalant toute la pente… On ne le retrouvera jamais… Eux aussi se font plaisir, à deux sur leur luge, à descendre à fond les manettes.

Rémi, de son coté, se prépare à redescendre. Mais il a deux sacs à dos énormes… Bon, ben je vais l’accompagner et remonter ensuite.


On se fait la descente tranquille, bien agréable, même s’il faut vraiment prendre bien de la vitesse pour éviter de pousser. En bas, on ira se prendre un chocolat chaud, avant que je remonte. Rémi est obligé de vider toutes ses poches pour trouver de quoi payer les chocolats et ne pas faire la vaisselle… Il a tellement pas envie de partir qu’il me fait le coup de la panne… Impossible de démarrer la voiture… A 4 derrière la voiture, à pousser les chaussures de ski au pied, sur la glace, pour arriver à le faire démarrer…

La remontée se passe sans soucis. Sans traineau à tirer derrière, c’est bien plus simple. En chemin, je trouve un couple qui compter passer une soirée tranquille au refuge… Dommage pour eux… En discutant un peu, on se rend compte que ce sont des amis à Rémi… Ce spot commence à être connu sur Toulouse…
La soirée se passe tranquillement. On ne veille pas trop longtemps, tout le monde étant un peu claqué…


02/01/2015

Déjà la dernière journée au refuge… Il faut tout ranger… Autant dire qu’on s’est tellement étalé qu’il y a un sacré boulot !! La connerie nous prend un peu tous et ça commence en bataille de boule de neige. Les filles veulent enfin se mettre à la luge. A deux sur la luge en plastique, avec une fille aux commandes… Autant vous dire que ça se finit mal… Sortie de route directement dans les marches d’escalier, la luge cassée… Angélique, miss catastrophe, porte bien son surnom !!


Malgré les tentatives d’Alex de ressoudage du plastique, rien à faire, la luge va bientôt rendre l’âme…


Comme on n’a pas fait de photos de groupe et que Rémi n’est plus là, on décide de faire un bonhomme de neige à son image. Il est tellement beau que tout le monde s’arrête pour le prendre en photo… Bien sûr les gamins ne peuvent s’empêcher de le toucher… Il faudra lui remettre son nez sans arrêt… PUTAIN DE GAMINS !!!


On redescend juste avant que le soleil se couche. Après plusieurs sorties de route en luge, les autres arrivent enfin aux voitures.

Pour Théo, Alex et moi, gros dilemme… Que faire ? Soit on rentre au Pays Basque et les vacances sont finies, soit on trouve un endroit où squatter sur Toulouse et on part en Highline avec les autres vers Mazamet le lendemain.


Baphuc, bien sympa, accepte de nous héberger. Faudra se serrer à trois dans la salle à manger… On ramène Angélique chez elle, mais comme elle n’a aucun moyen de transport pour nous rejoindre le lendemain, elle finira par squatter elle aussi chez Baphuc… Il est bien sympa d’avoir gâché sa soirée romantique au resto avec Marie pour 4 SDF qui n’ont pas vu une douche depuis 4 jours…
On finira tous à manger au Wok, un resto asiatique. Tout est à volonté, autant dire qu’on s’explose le bide, 3 fois des entrées, 2 fois du wok, 3 ou 4 fois du dessert…


 03/01/2015

Direction les gorges du Banquet, prés de Mazamet. Au programme, highline et grimpe. Il y a encore de la neige la bas et le chemin d’accès aux gorges est gelé… Ce sont les crampons et le piolet qu’il aurait fallu…
Pendant que les autres commencent à équiper la highline, Pauline, Marie Baphuc et moi descendons en rappel le long de la rivière, au fond des gorges pour repérer des voies de grimpe. 


Pauline et moi partons faire de la tronc-line, à cheval sur un vieux tronc instable et glissant, pour traverser la rivière. Vu la température de l’eau, mieux vaut pas se louper…


Au dessus, ce n’est guère rassurant… Des stalactites de glaces se cassent la gueule régulièrement, dès qu’un rayon de soleil les atteint.


Certaines voies sont vraiment très belles mais il fait décidément trop froid quand on est à l’ombre. 


Pendant que les premiers s’essayent sur la highline, on tente de se réchauffer avec une bonne soupe et avec la danse des manchots, la méthode de Pauline pour se réchauffer les mains…


On ne sait pas vraiment si c’est efficace, mais on moins ça a le mérite de nous faire se marrer tellement on est ridicule… C’est peut être ça qui réchauffe au final…



Le brouillard gagne du terrain et les derniers slacques sans même voir le bout de la ligne, tandis qu’on se serre tous les uns contre les autres pour se réchauffer, dans une variante des techniques des pingouins… L’heure commence à tourner et on désinstalle tout pour essayer de remonter à la dernière lueur du jour…
On finira tous le soir au resto indien…




Sur le parking, à minuit, dur dur de savoir quoi faire. Baphuc et Marie aimerait avoir une soirée tranquille et on part donc à l’hôtel, Théo Alex et moi. A minuit et demi, on prend donc notre première douche de l’année !!! Je crois qu’on y restera facilement plus d’une demie heure !!


Dans la nuit, dur dur de dormir entre Théo qui ronfle et Alex qui parle (oui, il parle tout le temps… même la nuit…) A priori, il est encore sur sa highline…


04/01/2015

Aujourd’hui, journée tranquille avant de rentrer. On se retrouve tous une dernière fois chez Lou et Bubu pour le départ de Loris… Le rendez-vous est à midi… Autant dire que tout le monde est à la bourre, Lou la première… Loris arrivera le dernier, et encore parce que Cédric et Marlène ont réussit à le convaincre de sortir…




Une galette pour tirer les rois. La plus jeune sous la table, Théo a la fève et se verra donc attribué la tâche du ménage, avant que nous rentrions vers le Pays Basque… Les vacances sont définitivement finies…


jeudi 14 août 2014

Week-end dans l'aude : canyoning, highline et grimpe 9 et 10 août 2014

Après 36 changements de programme, 15 plans différents, et 45 consultations météo pour aller chercher le soleil, on se décide enfin ... ça sera canyoning dans l'Aude, puis direction la Clape pour monter une petite highline.




On ne dira pas que le programme a été grandement influencé par Angélique, qui fréquente la haute société et a une soirée au casino de Gruissan (nous n'avons pas les mêmes valeurs !! )... Non, non, ce n'est seulement que le soleil et les activités qui ont motivés nos choix, et surtout ceux d'Angélique...



Après avoir pas mal galérer à trouver des combis néoprène pour tout le monde, on part ce samedi matin, à l'heure (donc, comme d'hab, plus d'une heure de retard...) en direction du canyon du Terminet... Je ne vous raconte pas le nombre de blagues avec le nom du canyon... C'est tellement simple et peu original...


Samedi : Canyon du Terminet

Le coffre est plein... matos de canyon, matos de grimpe, matos de highline, matos de camping... et bien sûr, personne n'a fait les courses... Ce que trouve William chez ses parents et mon "matos de survie dans la voiture au cas où en cas de grosse fringale" suffiront bien... Au final, même si on le regrette, heureusement que Loris n'est pas là, sinon, aucune idée de comment tout serait rentré dans la voiture...



En chemin, la circulation et les nombreux bouchons nous font prendre conscience que ça va être un plaisir de fuir la civilisation pendant 2 jours, loin de tout ce bordel.

En chemin, bien sûr, malgré le GPS, on se paume pas mal... Il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à des kilomètres à la ronde... Au passage, on trouve quelques spots de highline à ouvrir, mais nous n'en dirons pas plus...

Au bout d'un moment, on se rend compte qu'on est bien paumé, au milieu de nulle part, sans bouffe, sans essence... et pire que tout, sans bières !!! On est vraiment à l'arrache !!! Après infos auprès d'une apicultrice (à qui on a faillit acheter du miel pour agrémenter les pâtes), on se rend compte qu'on n'est pas si mauvais que ça... Toujours pas de bières, d'essence ou de bouffe, mais on sait où on va mourir dévorés par les lynx !!



Quelques kilomètres plus loin, la civilisation nous rattrape. Des dizaines de personnes s'habillent en tenue de canyoning.. Pas de doute, le voyage est Terminet (désolé, j'avais prévenu sur le nombre de jeux de mots foireux !!)

Il est midi et les ventres crient famines. On improvise donc un repas avec ce qu'on trouve dans la caisse de survie... Le réchaud sur un muret, et on improvise une cuisine Macgyver... pâtes au pâté de Roquefort.
 
 

 

Malgré un partage équitable, on joue chaque assiette à chifoumi... On ne déconne pas avec la bouffe !!



Après les concours de craché de noyaux (on découvre les deux filles sous un jour nouveau !!!), direction l'habillage et le canyon... devant nous, on se rend compte que c'est pire qu'en Sierra de Guara. Et vas y qu'on va dans le canyon sans baudar, sans casque et sans combi, en mode aqualand géant, en sautant partout !!!



On commence à se le faire tranquille en mode canyoning, sans sauter partout... Mais au final, les vasques sont tellement profondes qu'elles incitent au saut, d'autant plus qu'ils ne sont pas techniques du tout. Les premiers sauts, tout le monde hésite un peu avant de s'en donner à cœur joie !!



Quand on arrive dans une partie un peu souterraine, les penchants de chacun ressurgissent... Laurette et William, en bons grimpeurs, s'adonnent au psycho bloc, pendant que je commence à aller ramper dans le moindre petit trou, en digne spéléo, sous l’œil d'Angélique, notre journaliste de la bande...



Le canyon se fait normalement en une heure. Là, vu le temps qu'on passe à déconner, vu le nombre de groupes qui nous doublent pendant qu'on ouvre des voies dans notre psycho bloc, on sera plus prés des trois heures...



Le canyon devient super esthétique, avec de la roche rose et des vasques vertes, sous un petit rayon de soleil qui pointe de temps en temps.



William s'initie à l'équipement pendant qu'on descend tous au fond de la vasque suivante, passer un petit siphon bien sympa. Au final, ils auront eu la totale, pour le premier canyon d'Angélique.



Le saut suivant est encore mieux : un choix entre toutes les hauteurs de saut (jusqu'au limite psychologique que nous n'osons franchir), un toboggan, et tout ça à volonté car c'est possible de remonter.



La dernière cascade donne des allures d'Ushuaïa nature, avec de belles cascades dans une végétation "luxuriante" qui tranche avec le reste du canyon !! De quoi se doucher nu, comme dans une pub bien célèbre, s'il n'y avait pas déjà une dizaine de personne qui se baignait dans la vasque.



Angélique veut elle aussi équiper, même si la cascade passe sans équipement... Pas de bol pour elle, l'équipement est vraiment pourri et il faut batailler pour arriver à trouver deux points corrects... Ça le fait à peut prés, même si on est à deux doigts de bloquer la corde lors du rappel...



La belle vasque nous inviterait à rester plus longtemps mais l'heure tourne et on sent qu'on va arriver à la bourre pour faire les courses et trouver de l'essence...

Après une bonne montée, une bonne séance de rigolade pour enlever les combis et le repérage d'un deuxième spot de highline, direction le village à la sonorité si drôle de Mouthoumet, pour refaire le plein d'essence et de sauce pour les pâtes !!



Arrivé à Gruissan, on dépose Angélique au casino pour sa soirée mondaine avec deux missions : nous trouver du scotch pour la highline et nous ramener des petits four pour compléter notre repas pâte/sauce basilic (sinon, on n'ira pas la chercher)...

En cherchant un gouffre qu'a repéré William sur Goggle Earth, on finit par trouver un spot sympa pour camper. Le réchaud suffit juste pour finir les pâtes avant de tomber en panne de gaz... Le petit dej et le repas du lendemain vont être sympa, thé froid et pâtes cuitent à l'eau froide...



Vers deux heures du matin, William part chercher Angélique qui a remplit sa mission à moitié... Elle a bien trouvé du scotch (enfin, plutôt du sparadrap de pansement) et des bonbons, mais pas de petits four... Elle nous avoue qu'elle rentre si tard car elle attendait le passage du Chippendales... "Non, ça ne m’intéressait pas... Mais bon, j'ai quand même pris des photos..."


Dimanche : Highline et grimpette à la Clape

Après un bref passage à la civilisation pour faire le plein de pain (je sens que mon pâté de survie va y passer à midi), direction le spot de highline de la Clape.



Pendant qu'Angélique et William vont équiper la highline, Laurette et moi partons grimpouiller. Après une première voie facile (enfin, facile pour Laurette... Je mets en avant l'excuse 835 du manuel d'excuse d'escalade !!), nous nous attaquons à ce qui semble être une petite 6A d'après la topo... Après 4 dégaines abandonnées sur deux voies parallèles, nous devons bien nous rendre à l'évidence... On ne sait pas lire une topo et c'est en fait du 6C dalle... tant pis, on va tout récupérer par le haut.



William et Angélique commencent déjà à anticiper les excuses sur la highline "j'aime pas ce style de sangle", "y'a du vent", "la tension est trop élevée", "je n'aime pas y aller le premier, je veux que quelqu'un prenne un leash fall d'abord", "j'ai encore les yeux embués à cause du Chipendales", "j'ai trop mangé de petits four", "j'ai pas assez mangé de petits four..."



Angélique se charge du sparadrapage. De quoi inaugurer une toute nouvelle excuse, "Le scotch, il est bizarre, il ressemble à mes pansements..."



J'y vais donc le premier et, malgré toute ma bonne volonté, aucune excuse n'est acceptée... "c'est pas un sport fait pour moi", "je suis nul", ou "j'ai peur...". Rien à faire, tout m'est refusé et je suis bien obligé d'essayer de tenter de faire l'effort de me lever... Veine tentative...





William y va en second, même s'il n'y a pas eu de vrai leash fall... Une petite tentative de levé rapide, histoire de nous faire croire que c'est compliqué et pour ne pas nous décourager, et il la traverse. e n'est même pas drôle, il n'y a rien à raconter !!







Angélique y va ensuite. En bas, des grimpeurs critiquent, nous disant que ce n'est pas un sport la highline... Vu la pause que prend Angélique à ce moment là, difficile de rester crédible en prétendant le contraire !!!





Après quelques essais, quelques voies, le temps commence à se gâter et on préfère démonter avant de se prendre la pluie... Au retour, même si on n'a pas eu un superbe temps là bas, on se dit qu'on a quand même opté pour le bon plan, vu la saucée qu'on se prend en arrivant sur Toulouse...

Allez, c'est pas encore pour cette fois debout sur une highline, mais ça va venir !!!