Aventure Souletine

Les péripéties d'un jeune souletin épris d'aventures et de voyages...
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lundi 8 février 2016

Rope Jump à Riglos

Lien vers la vidéo : https://vimeo.com/154613781

Après avoir passé le réveillon de Noël en famille, direction Toulouse pour rejoindre Lou et William (avec bien sûr une heure et demie, voire deux heures de retard...).



Direction, les Mallos de Riglos, en Espagne, pour rejoindre le reste de l'équipe. Vu qu'on va aussi enchaîner sur le premier de l'an directement, il nous faut prendre tout le matos... Après hésitation, et après avoir vu l'état de remplissage du coffre, on renonce aux skis et aux raquettes... De toute façon, vu l'été que l'on a, ça sert à rien... William m'oblige à renoncer à mon matos canyon, à ma tente, au nécessaire de bivouac... Je me sens déshabillé sans tout mon matos !!!

Après avoir jouer à Tétris pour tout caser, c'est parti pour les Riglos... A environ 1h30 de Toulouse, juste avant de passer la frontière, Lou réagit qu'elle a oublié la tente 3 places... Bon, ça commence bien... On se dit que tant pis, on se le fera en hamac... Mais Max a toujours tout et il nous rassure depuis les Riglos... Il a une tente 2 places et hébergera le troisième dans son camion. On regrette presque le plan foireux de la belle étoile !!


Tout le long du trajet, on se dit que le paysage est magnifique, mais bon, vu qu'il fait nuit... Ok, pas besoin d'en rajouter une couche, je le sais, j'étais très très à la bourre...

Arrivé de nuit aux Riglos, on se fait embarqué tout de suite dans un plan "mais dans quel état on va finir ?"... Les parents d'Olivier sont dans un super camping-car et nous accueillent tous pour la soirée, au chaud, avec à manger et à boire... Ça commence bien ce séjour !!

Du coup, il se fait assez tard lorsque l'on commence à monter la tente... sur le parking... En gros, on peut oublier les sardines sur le bitume. Lou se débrouille pour esquiver et va dormir au chaud dans un camion... William et moi la soupçonnons fortement d'avoir fait exprès d'oublier la tente pour dormir au chaud...


La première nuit fut terrible... Les rafales de vent nous ont plié la tente et les arceaux toute la nuit... Impossible de dormir... Du coup, on a la gueule bien enfariné au réveil... Là, on commence à bénir Maxime et sa tente... En hamac, on se serait envolé !!

En parlant de vol, c'est parti pour le sommet de la Viscera. On est en mode "pendule service" car Maxime, Olivier et Marcel ont déjà tout monté et testé depuis deux jours. On voit les cordes au loin et sincèrement, Lou et moi, ne faisons pas trop les malins... Arrivé au sommet, c'est encore pire, vu le vent et la vue dégagée sur le village loin... loin... loin en contrebas...


Entre les rafales, on se dit que ça va quand même sauter et William lance le bal. Vu d'en haut, il donne l'impression de chuter... longtemps, longtemps... Wahou, là, c'est vraiment une autre dimension...


Après avoir vu quelques sauts, allez, je me lance... L'exit me fait vraiment flipper, il était bien plus sympa à Saint Guilhem... Vu qu'il y a du vent, il faut sauter entre les rafales... Pas le droit à l'hésitation et quand Marcel dit "vas y", pas le temps de se dire qu'on est taré... Faut sauter (et crier...). La sensation est tout simplement énormissime sublissime et tous les autres mots en ssime... Ca s'est du pendule !!


Comme il y a trop de vent, les base jumpeurs ne sautent pas de la journée. Ils en profitent pour venir nous filer un coup de main à tirer les cordes et on les laisse se caler quelques sauts. Mais Evelina, une fois son saut fini, n'arrive pas à faire les mannips de cordes... Au moins, ça permet de tester les mannips de secours en réel. Elle sera quitte pour payer une bière à tout le monde en bas !

La deuxième soirée se passe à peu de choses prés comme la première, dans le camping car des parents d'Olivier... Au fur et à mesure de la soirée, et de manière inversement proportionnelle au Patxaran qui reste dans la bouteille, les projets en tout genre fusent dans tous les sens... On pourrait se dire que ce ne sont que des projets de comptoirs... Mais pas si sûr... Affaires à suivre... Avec peut-être des records du monde et des premières à venir... Et vu que la bouteille y est passé, autant dire qu'il va y avoir du beau et gros projet !!

Pour William et moi, mauvaise surprise... La pluie s'invite à Riglos... Vu comme on a tendu la tente sur le goudron, autant dire que tout est trempé à l'intérieur... Deuxième nuit à mal dormir... ça promet ce séjour !!! Et une deuxième nuit à bénir Maxime et sa tente... On aurait fini en mode baignoire dans nos hamacs...


Ce deuxième jour, la météo est meilleure et les baseux peuvent se caler quelques sauts. Bizarre de les voir sauter sans corde dans le dos. Alain, le père d'Olivier, vient nous donner un coup de main toute la journée et nous le faisons donc sauter avec plaisir. Le saut se passe super bien et il en redemande avec plaisir ! Les sauts s'enchaînent rapidement, on commence à être rodé. Le Père Noël s'envoie lui aussi en l'air.


Léo-Paul arrive en fin d'après midi et on commence enfin à avoir de belles prises de vues, avec tout le matos qu'il a amené !



La veille, Marcel n'ayant pas du tout sauté, il a le privilège de fermer le pendule et William, Lou et moi redescendons à la frontale... quand on dit à la frontale, il s'agit bien d'une frontale pour trois... la mienne n'ayant plus de pile, et ne retrouvant plus ma deuxième... Bizarrement, avec Lou, on se retrouve quasiment toujours tous les deux dans les plans foireux de ce type... Quand on ne se paume pas dans les broussailles pour ne pas trouver un canyon, on finit à ramper sous les buis pour retrouver le chemin, ou à une frontale pour trois...

La soirée ressemble aux précédentes et il est évident que mes quatre bouteilles de Patxaran ne survivront pas au séjour à Riglos... Tant pis, il n'y en aura plus pour le premier de l'an... On envisage sérieusement de demander un sponsoring à Atxa, fournisseur officiel de Patxaran et d'idées !


En allant sous la tente, une surprise nous attend avec William... Ce coup ci, c'est le froid... Troisième nuit à moyennement dormir, même si là, on est clairement mieux équipé...

Le lendemain, c'est vidéo. Léo-Paul est arrivé avec tout son matos. On doit bien avoir 3 gros pro, deux ou trois appareils dans tous les coins. Chaque saut doit bien être filmé de trois points de vu différent. Marcel est allé avec les baseux en escalade et Maxime est parti faire un tour. Nous faisons donc tourner le pendule à 5, Lou, William, Léo-Paul, Alain et moi.


Chacun saute une fois et, William, dans sa grande générosité, saute volontairement son tour pour me laisser un deuxième passage... Devant tant de générosité, je ne peux m'empêcher de remonter les voir en courant.

William aura tout de même le temps de se faire le dernier saut de la journée et de la semaine, au soleil couchant... Léo-Paul s'en va photographier les étoiles et on se retrouve, encore une fois, Lou et moi, à redescendre à la frontale, dans un plan semi foireux... ce coup ci, on a deux frontales... Mais il y a clairement une bestiole qui rôde autour de nous... (un loup selon Lou, un ours selon moi !!).


La dernière soirée à 7 dans le camion de Maxime est mythique... Il y a été question de toboggan, de William qui nous faerait un saut en string de Lou, et de plein d'autres choses... Ce qui s'est dit à Riglos restera à Riglos, même si les preuves sortiront le moment venu... William n'y échappera pas...

Pour la dernière nuit, nous avons à nouveau droit à la pluie...

Au petit matin, le temps étant pourri, nous décidons de tout déséquiper. Marcel, les filles et moi partons en mode sanglier défaire les tyros pendant que les autres montent tout défaire en haut... On appréciera le formidable cadeau de 800 m de cordes emmêlées comme un gros plat de nouille...


Une fois au voiture, c'est le tri du matos et le départ pour Lou, William et moi... direction Font-Romeu pour le premier de l'an, avec des projets plein la tête...

ça va sauter... A SUIVRE


Photos, vidéos, montage et étalonnage : Lou Ménauge et Léo-Paul Darse


jeudi 29 octobre 2015

Ça va sauter !!! Week-end saut pendulaire à Saint-Guilhem le Désert

Vidéo du week-end sur le lien : https://vimeo.com/145419858

Ça fait un petit moment qu'on ne s'était pas fait un bon gros week-end avec William... Ça faisait même depuis le premier de l'an ! Une fois de plus, il a une semaine de vacances (la 12ième de l'année et la 3ième au mois d'octobre) et il redescend dans le sud...

Avec ses potes des "écureuils volants", ils vont équiper un pendule à Saint Guilhem le Désert, dans l'Hérault et il m'invite généreusement à venir m'envoyer en l'air tout le week-end ! Normalement, c'est parti pour 4 jours.



Départ tôt le samedi matin, direction Toulouse pour récupérer Lou au passage. Normalement, on s'est donné rendez-vous à 10h et on se dit que pour une fois, on essayera de n'avoir aucun retard... Mais bon, on ne se change pas... Un quart d'heure pour moi, un quart d'heure pour Lou et encore un dernier quart d'heure en commun... ça reste dans la moyenne !! On prend ce qu'on peut comme matos, ce qu'on peut comme bouffe et c'est parti...

Une fois arrivé à Saint Guilhem le Désert, on doit se fier aux explications de William pour trouver... Autant dire qu'on commence tout de suite par se perdre comme il faut... Et chose troublante, aucune falaise à l'horizon... Juste une petite gorge bien sympathique en contrebas de la route. On a dû louper un truc...

Demi tour et on repart vers une autre rue dans le village. Un parking au fond d'une impasse, une grande falaise au loin... ça ressemble bien aux descriptions de William. On a quand même un doute, aucune corde à l'horizon, et personne n'a vu passé une bande de jeunes qui se jettent d'une falaise... Les discussions avec les gens qui passent sont assez mémorables :
"- Vous savez comment on fait pour aller en haut des falaises ?
- Non, mais vous savez, c'est très beau d'en bas.
- Oui, mais on veut aller en haut !
- Pourquoi ? J'espère que ce n'est pas pour vous jeter du haut de la falaise !
- euh... justement..."

On décide de manger un peu avant de monter rejoindre les autres. La description de William est super claire : "C'est le chemin en bas des falaises"... Vu qu'il y a des falaises partout, ça aide vraiment... Du coup, on avance dans la vallée jusqu'à voir les cordes de sauts au loin. Comme il n'y a pas vraiment de chemin à ce moment là, on décide de couper tout droit dans le maquis par un pseudo chemin, une sente de sanglier...

Comme on est aussi têtu l'un comme l'autre avec Lou, aucun ne prend l'initiative de dire "et si on faisait demi tour pour aller chercher un vrai chemin ?" et on trace tout droit. En escaladant un muret de pierre, je suis aveuglément les conseils de Lou : "Aide toi du piquet de clôture en acier "... Vu la décharge électrique que je prends, j'en déduis 3 choses : 
- il s'agissait d'une clôture électrique
- Lou m'aime énormément :-P
- Lou est une isolante électrique

La suite est encore pire. Il faut se tailler le chemin, ramper sous les fourrés, se faire passer les sacs à dos... Mais bon, au point où on en est, on ne va pas renoncer... Une fois dans le pierrier, complètement cramé, on se rend compte en voyant un couple passer tranquillement qu'il y avait un chemin tout simple...

Un grand bruit nous interpelle et nous remotive d'un coup !! Comme le bruit d'un gros oiseau qui serait passer en planant au dessus de nous... Même si on ne voit toujours pas les cordes, aux cris d'enthousiasmes qu'il y a en suivant, on comprend qu'on vient d'entendre le premier saut !!

Une fois arrivé auprès du premier sauteur, on comprend vite que William n'a prévenu personne qu'on venait...

Maxime vient juste de faire le crash test 3. Le premier crash test, c'est Pierre Hun, un gros bébé de plus de 100 kg de calcaire, qui s'y est collé... Il s'est éclaté au sol... ça met de suite en confiance !! En fait, d'après ce qu'on comprend, il ne s'agissait pas d'un problème de réglage, mais bien de la solidité du caillou. Sous le choc de la chute, le caillou a explosé et seuls les goujons sont restés accrochés aux cordes de saut... Pierre Deux a connu un meilleur destin, et Maxime (ou Pierre Trois pour les intimes) confirme que CA PEUT SAUTER !!




On monte rapidement en haut de la falaise et les sauts s'enchaînent. L'équipe est bien rodée et on voit qu'ils ont de l'expérience !! Et allez, on tire de la corde pour réarmer le saut et ça défile.

Le plus drôle dans l'affaire, c'est de voir le regard des gens, en bas, qui voient et entendent un gars "tomber" du haut de la falaise, puis partir en balançoire au dessus du chemin de randonnée, accroché comme un jambon dans le dos... Et leur étonnement grandit quand ils voient le sauteur enlever son baudar de saut, suspendu à sa corde, pour finir en rappel jusque dans les buissons en contrebas du chemin...

C'est à mon tour de sauter. On ne vas pas s'attarder sur la beauté de ce saut... Et encore moins sur le cri qui va avec... Je ne suis clairement pas à l'aise et j'ai vraiment la trouille !! Alors que les autres envoient des rotations, traquent à tout va, moi je me contente de faire un pas en avant, de hurler et de battre des pieds et des mains...

Mathieu envoie le dernier saut de la journée et on range tout ce qui traîne avant de redescendre à la frontale... ah ben non, personne n'en a pris. ça sera au clair de Lune.

Arrivés aux voitures, le menu de la soirée est simple : chips, cacahuètes, bières, pâtes et Patxaran.

On bivouaque carrément sur le parking (malgré les panneaux d'interdiction), les uns en tente, les autres en camion ou en voiture, les derniers en hamac.


Le lendemain, on part à une heure indéterminée, vers 8h plus ou moins 1h, vu le changement d'heure... Marcel et moi partons retendre les deux grandes tyro de 400 m depuis le bas, dans le pierrier. On galère pas mal sur la première, leurs poulies quadruples étant plus ou moins emmêlées... Les autres se foutent bien de nous, un BE escalade et un gars du spéléo secours qui n'arrivent pas à retendre une tyro...

Maxime refait le crash test et c'est reparti pour la journée. Ça enchaîne non stop toute la journée. Tout le monde est rôdé et tout le monde sait quoi faire. On peaufine certaines manips, une potence en bois pour décaler le ficelou de réarmement du pendule, un autre bout de bois en guise de frein pour le redescendre... C'est de la haute technologie ! On enchaîne les différentes prises de vues, sous tous les angles, avec la Go Pro.



Une équipe va tendre une petite highline magnifique de 40 m qui découpe la falaise à l'horizon et, du coup, les troupes sont de plus en plus clairsemées pour sauter... On ne se retrouve qu'à 3 ou 4 pour tirer les cordes. Mais au moins son tour pour sauter revient plus vite.

Au troisième saut, j'essaye enfin de soigner la position et de ne plus me contenter de "tomber" de manière anarchique...



A la nuit tombée, Maxime clôture la cession de la journée, pendant que tous les autres redescendons à la fronta... ah non, toujours pas de frontale... On a bien enchaîné aujourd'hui, entre 25 et 30 sauts dans la journée au total.

 Une fois à la voiture, on commence à manger ce qu'on trouve sous la main, pain dur, nutella, brioche, pâté, le tout entrecoupé de ce qu'il reste de bière, de Patxaran et de chips... Personne n'a le courage de lancer les pâtes...

Maxime arrive plus ou moins en courant après son saut et il se rend compte qu'il a oublié les clés de son camion en haut de la falaise... C'est parti pour un aller-retour exprès à la frontale... sous nos encouragements via les talkies-walkies. Personne ne traîne trop. On part vite se coucher, on commence à tous être un peu crevé...

Le lundi, c'est reparti... A priori, la météo se gatte dès le soir donc on démontera tout dans l'après midi. Maxime et Marcel partent retendrent les tyros tandis que nous, au bivouac, on commence le repas de la veille au soir... pâtes, pâtes chinoises...

On accompagne Tom pour qu'il se cale un saut avant d'aller bosser. Ce lundi, c'est connecté !! A peine la personne est-elle en bas du pendule que les vidéos sont déjà postées et partagées sur Facebook... Pour faire rager les copains qui bossent ??

La pluie menace et on essaye de tous se faire un dernier saut avant l'arrivée de la pluie. Malheureusement, juste après le mien, la pluie pointe son nez et l'exit est devenu glissant, au grand regret du père à Violaine qui voulait sauter lui aussi.



On décide de vite démonter avant que la pluie ne revienne plus forte... A ce moment là, c'est clairement en mode mule... Les sacs sont lourds mais il faut bien redescendre les plus de 2 km de cordes de l'installation...

Une petite pause pique-nique réparatrice avec tout ce que Violaine et son père ont monté (un grand merci à eux !!) et c'est le retour aux voitures... Le tri du matos est vite fait, un grand tas de matos pour Maxime, et des tout petits tas pour les autres.



On range tout, devant le regard médusé de certains habitants en voyant la quantité de cordes. Une dernière petite bière au village, histoire de se poser un peu et de faire tourner l'économie locale et chacun repart aux quatre coin de la France.

Encore un grand merci à toute l'équipe des Écureuils linké sur Comedy club (ils se reconnaîtront), ambiance super sympa, de supers sensations !!! Et n'oubliez pas, y'a encore des falaises vierges au Pays Basque (je sais que vous ne vous déplacez pas pour moins de 200m, mais certaines vont jusqu'à 350 m de haut...).












vendredi 30 janvier 2015

Saut pendulaire à Holzarte 25-01-2015

Réveil à 7h car la journée va être chargée. Certains n'ont pas super bien dormi, Alex malade qui en a chié toute la nuit, et Laetitia qui a malheureusement dû dormir dans la même chambre...

Je retire ce que j'ai dit la veille, Théo sert à quelque chose... Il a tellement envie de faire du pendule depuis des années qu'il en devient actif !!! Premier debout, à partir chercher les croissants limite en courant !! Je sais comment le motiver pour tout le reste maintenant.

Première étape, et toujours aussi chiante, nettoyer le matos de la veille... certains qui se reconnaîtront veulent tirer au flanc et veulent éviter de trop en faire : "Mais elle est propre cette corde, pas besoin de la nettoyer..."



Tout le monde étant motivé pour le pendule, on ne s'éternise pas sur le nettoyage.



On avait le choix entre deux sites pour le pendule : Holzarte où c'est loin d'être une ouverture, mais où on est sûr de pouvoir installer un petit pendule bien sympathique, ou Sainte-Engrace, où là il s'agit d'une ouverture, mais où le résultat n'est pas garanti.


Angélique et moi, on penche très fortement pour Holzarte car il s'agit un peu d'un lieu spécial, magique, pour nous deux, avec un gros côté sentimental. C'est un week-end d'août (le 17 et 18 août 2013 pour être précis http://aventuresouletine.blogspot.fr/2013/08/ouvertrure-dune-highline-holzarte.html) que beaucoup de choses ont commencées pour nous... première rencontre entre nous, première rencontre des Pyrénaline, de Baphuc, d'Alex, de tant de personnes qui ont pris une grosse place ensuite pour nous, premier pendule, première highline... Disons que pour nous, à partir de ce week-end là, beaucoup de choses ont été différentes dans nos vies, loisirs, relations etc. Alors tant pis pour l'ouverture et tant pis si Alex boude.



Une fois à Logibar, nous préparons le matos en vitesse... Personne ne vérifie ce qu'Alex et Théo prennent. Ce sont eux qui ont tout le matos de pendule et on leur fait confiance... Vu qu'en plus, aujourd'hui, Théo sert à quelque chose !! (oui, je sais, vous voyez déjà venir la suite !!!).



On monte rapidement à Holzarte. C'est la découverte pour Lou et Théo, et, même après l'avoir vu des dizaines de fois, sous tous les angles, de dessus, dessous, d'en haut, d'en bas... cette passerelle garde un côté mystique pour moi.



Je commence à équiper le pendule... Bon, ce qui devait arriver arriva... Il manque du matos... Théo n'a pris que 2 élingues au lieu de 4 et aucun mousqueton acier... Théo ne sert à rien... je sais qu'il va tout de suite se défendre dans un commentaire en disant :

"1 : c'était pas mon matos
2 : j'ai jamais fait de pendulaire
3 : je ne suis jamais venu ici
4 : à la base, je voulais prendre 4 élingues mais une certaine personne m'a dit que non, 2 ça suffit largement.

Conclusion, pourquoi c'est de ma faute"

Réponse Théo, parce que je t'en veux toujours pour le bol "Caliméro"...




Théo repart donc en courant chercher le matos qu'il manque à la voiture pendant qu'on glande tous à prendre le soleil.



Une fois remontée, 40 minutes plus tard (bon, vu le temps, il l'a fait en courant), on équipe enfin et on se lance.



Vu que c'est moi qui ai équipé le pendule, l'honneur revient de le faire le premier. Les gens autour de nous nous traitent soit de fous, soit aimeraient bien essayer... enfin, de loin...



Après avoir vérifié l'installation 4 ou 5 fois, je revérifie 2 ou 3 autres fois... Un coup d'oeil des copains, pour être sûr que tout va bien et on y va...



Il faut d'abord passer le parapet, pas forcément le plus évident, surtout pour les moins grands, avec en vue les 145m de vide sous les pieds... Vient ensuite la phase où il faut se convaincre qu'il faut sauter... A part chez Théo, on lit pas mal d'appréhension chez les autres...

 

 Laetitia renonce même à sauter. Elle semblait pourtant motivée...



J'inaugure le bal, suivi par Théo, Lou et Alex... Il y a beau avoir qu'une vingtaine de mètres de pendule, on sent bien que pendant un petit moment, on est en chute libre, en se disant "mais merde, elle se tend quand cette corde ?"

 

 

La remontée sur corde se passe sans problème. Lou doit un peu user d'astuce pour venir mettre son croll, vu elle est plus petite que nous et que les longes, pédales etc. sont réglées pour ma taille.



L'heure tourne et on démonte en vitesse... Le week-end est fini, chacun doit rentrer chez soit... ça faisait un petit moment qu'on n'avait pas fait de pendule et ça commençait à nous manquer... Petit retour aux sources pour certains qui fait du bien...



et surtout, plein d'idées pour faire des pendules un peu plus gros... Affaire à suivre...


jeudi 12 septembre 2013

Highline et saut pendulaire dans le Verdon Week-end du 6, 7 et 8 septembre 2013

Jeudi 5 septembre, le départ et l’installation du campement



Et dire que quelques jours avant, on était à deux doigts de tout annuler, à cause de la météo… Mais bon, comme elle semble s’améliorer de jour en jour, Adrien décide qu’on y va quand même et que, si elle devient mauvaise, on emmerdera la météo !!! Et la date du départ approchant, le nombre de motivé augmente lui aussi !!!

Adrien a été clair. Rendez-vous chez lui vers 17h pour un départ vers 17h30… Du coup, venant de loin, je fais tout pour être à l’heure, limite en avance... Bilan, je suis le premier… Je crois que je me suis fait avoir… Le quart d’heure toulousain ressemble bien plus à plusieurs demi-heures…
Et là, le bordel organisé commence. On attend des gens de partout, qui ont dit à Adrien qu’ils le retrouvaient chez lui, des gens qu’il ne connait pas… C’est aussi ça le plaisir de la highline, faire de nouvelles connaissances et partager!!!

Comme on a le temps, on se décide à aller faire les courses avec Adrien… Bon, ok, on n’a pas du tout géré !!! Pas assez de bière, même pas pensé à prendre des bouteilles d’eau… Heureusement qu’il y a le Ricard et le Whisky, sinon, on se faisait bannir avant de partir !!

Petit à petit, l’appart se remplit et on est 13 à partir. Il est 17h30 euh… , 18h30, 19h30… même pas en fait… Il est juste l’heure de partir… Le temps de décider quelle voiture on prend, de charger, décharger, recharger dans la remorque… A aucun moment il ne nous est venu à l’esprit d’envisager le retour… Boaf, y’aura des places !!! Tout est enfin prêt et au bout d’un quart d’heure, on se rend enfin compte que l’on n’attend plus personne pour partir.

A peine sortis de la résidence, on est déjà paumé !!! Ça promet !!
Et c’est parti pour 6h de route. Le temps de se paumer à nouveau, de ne plus savoir si on est devant ou derrière, arrive enfin le moment de bouffer… Bien sûr, la voiture avec la bouffe est partie devant… Heureusement que Djaisy gère et qu’il a tout prévu !!

A la sortie de l’autoroute, quand on approche de La Palud, le ciel devient magnifique… On sent bien le coin paumé sans lumière à des kilomètres aux alentours. Comme on est les seuls à avoir un toit panoramique, on est les seuls à profiter du spectacle et pour observer la constellation du dahu. Les autres filent devant… ils ne savent pas ce qui est beau !!

On arrive enfin aux belvédères surplombants les gorges du Verdon. Rémy, qui était encore dans le Verdon la veille et à juste fait un aller retour à Toulouse, nous amène dans un bon coin pour planter les tentes. Angélique nous ravit avec sa tente artistique, où rien n'est droit, où y’a plus de place sous les avant toits que dans la tente. On sent quelle maîtrise le montage de sa tente à fond ! Après avoir éborgné 3 personnes et en avoir estropié 4 autres avec ses piquets de tente, elle arrive enfin à avoir quelque chose qui pourrait ressembler à une tente vu de profil…

Le temps de finir les bières (oui, on n’est même pas encore complètement installé qu’on a déjà fini les bières), de goûter le rhum de Djaisy et on part tous se coucher. Il est environ 4 ou 5h… Gautier a dit que le réveil se ferait à 8h.


Vendredi 6 septembre, Base Jump, installation de la highline et du pendulaire

Quand le réveil de Gautier sonne dans la tente à côté, je suis le seul à émerger des tentes, prêt et d’attaque pour la journée… Bon, clairement, je crois que je me suis encore fait avoir… personne ne bouge et j’ai le temps d’aller faire un petit tour sur les falaises, histoire de contempler le spectacle à la fraîche.
Gautier émerge rapidement et nous partons à la recherche de l’exit de base jump… A priori, aujourd’hui, y’a trop de vent et il y a de fortes chances qu’il ne saute pas. Mickael, qui nous a vus partir comme des voleurs, nous rejoint rapidement, suivi par quasiment tous les autres.

 

Sans prendre le temps de déjeuner, on part rapidement mettre en place la highline. Rémy et Baphuc gèrent ça nickel. Et ça commence à slacker. Baphuc nous la flashe (quasiment). Le site est vraiment génial : 150 m sous les pieds, 20m, super pour commencer la highline. En plus, les copains sont à quelques mètres seulement, idéal pour les photos et pour les encouragements.

 




Gautier arrive en courant, complètement hors d’haleine… « Y’a plus de vent, il faut que je me claque un saut »… Tout le monde monte à l’arrache dans la voiture, et on part à 8 jusqu’à l’exit. En courant, on arrive enfin jusqu’au site, un peu plus loin que le belvédère. Étonnant que personne ne se soit refait une cheville. Gautier descend jusqu’à l’exit et nous claque un super saut !!! C’est quand même hyper stressant pour ceux qui regardent, mais c’est en même temps super beau. Personnellement, je ne m’attendais pas qu’il chute aussi vite et ma vidéo est complètement loupée... Et je n’ai même pas vu l’ouverture. D’en bas, il nous fait signe que tout va bien et on retourne à la highline. Pour Gautier, il ne reste plus qu’à faire une rando d’une demi-heure et trouver quelqu’un pour le remonter en stop.

 

Un petit détour sur la highline. Tenir assis est déjà un miracle… Bon, on va quand même tenter un lever, histoire de se prendre une grosse gamelle…


On est là pour ça non ? Une chose est sûre, y’a encore du boulot au sol… Et une fois sous la slack, bonjour les dégâts pour remonter.


On assiste a des phénomènes paranormaux… Pendant qu’Angélique slacke, on s’aperçoit que sa natte vit sa propre vit, ayant tendance à aller vers le haut !!! Elle vient de nous inventer l’anti-gravité !!! Ah non, ce sont justes des thermiques qui remontent…


 

 

L’installation du pendule avance. A force, on connait le chemin  pour aller d’un bout à l’autre de la falaise. Y’a pas mal de vent et c’est assez délicat de faire passer les cordes pour tendre les deux tyroliennes… Après avoir bloqué une dizaine de fois les cordes dans les arbres, on arrive enfin à tendre les trois cordes, les deux tyroliennes et la corde de réglage.


Le soleil tape et bien sûr, comme on a oublié d’acheter de l’eau et des bières, les moindres bouteilles et gourdes sont prises d’assauts !!! Encore une fois, Djaisy nous sauve la mise !!! Si tu as besoin de quelque chose à manger, Djaisy l’a obligatoirement !


La fin de journée approche et le pendule est enfin prêt. Mickael et Adrien vont jouer l’ouverture à chifoumi, comme le veut la tradition… Et comme d’habitude, Mickael va perdre…

Adrien s’équipe. Il a envie de se le faire en condition Base Jump, avec extracteur. Le saut est super, on voit bien qu’il a l’habitude. Il est même écœurant !!!


Pas un cri !!! Il aurait au moins pu faire semblant d’avoir peur, par solidarité pour les suivants !! La remontée se fera dans le noir, pendant que tous les autres nous allons au campement pour organiser le repas du soir.


Et là, je m’aperçois du degré d’organisation du groupe !! S’il te manque quelque chose, il suffit d’aller voir dans la remorque de Mickael… Tables, chaises, lits de camp pour faire des bancs… et même trampoline (Micka prévoit des départs de pendules originaux à ce qu’on voit !!)… En gros, la remorque de Micka, c’est la Foir’Fouille et Monsieur Bricolage en un !!

Angélique, elle s’est mise à fond et elle est aux petits soins pour nous, prévenantes… On l’a surnommera d’ailleurs « maman », même si elle n’aime pas trop ça… En même temps, c’est soit « maman », soit « miss Dahu »…


Avec les bières, le Ricard, le Patxaran… les idées à la con fusent de toutes parts et des projets aussi bien débiles que très élaborés voient le jour… Mickael nous prépare un saut sympa pour le lendemain.
L’équipe qui partait dans l’après midi de Toulouse arrive sur les coups d’une heure du matin. Certains commencent déjà à aller se coucher, certaines avec de petits problèmes d’équilibre…


Du coup, avec les renforts, les projets repartent de plus belle et on décide d’aller slacker en plein nuit… Casque de spéléo sur la tête, j’y vais le premier… Au moins, on ne voit pas le fond. Psychologiquement, ça aide un poil, mais les bières qu’il y a eu avant amplifient les mouvements de la slack… Ce n’est pas forcément plus facile… La tête en bas, c’est vraiment le pire… Au moins, ce coup ci, j’ai deux excuses pour être nul, la nuit et les bières !!


Tous ceux qui sont encore en état y passent chacun leur tour… A la lueur des étoiles, avec juste l’éclairage des frontales, cela donne un coté encore plus mystique à la chose, avec les ombres projetées à l’arrière sur la falaise…

JB, Adrien et Micka sont impressionnants sur la slack… A écœurer un pauvre débutant… Prochaine fois, c’est sur qu’ils la flasheront !!!

Vers 3h du matin, plus de volontaires et on décide d’aller se coucher… Un gros pendule nous attend demain…


Samedi 7 septembre, des sauts dans tous les sens

Ce matin, je ne me fais pas avoir une deuxième fois… J’attends de ne pas être seul pour me lever. Laurette est motivée pour aller rapidement slacker… Gautier lui aussi est frais et dispo… On décide de déjeuner ce matin, histoire de ne pas passer la journée sans manger. Un malencontreux coup de pieds dans le pack de bière et on voit tout de suite les têtes se lever !!! L’appel de la bière est plus fort que tout !!!

Gautier, qui ne dit rien depuis quelques minutes, se décide d’un coup. Il se lève et part quasiment en courant pour aller se claquer un saut… Je crois qu’il n’y a rien de mieux pour réveiller tout le monde… En quelques minutes, tout le monde est prêt pour aller voir le deuxième base jump de Gautier.





Le saut est encore plus impressionnant que celui de la veille. Gautier part beaucoup plus en piqué mais il semble quand même bien gérer. Il a ouvert plus bas que la veille. On part avec Mickael le chercher à l’entrée des gorges. Il nous faut bien une demi-heure et on retrouve Gautier, un peu déçu de son saut, sur le parking à l’entrée des gorges…

Arrivé au campement, on trouve une bande de tricheurs qui vont à la cascade se doucher… Allez, on va tricher aussi et ça fera une occasion d’aller se baquer un peu… L’eau est gelé mais bon, ça passe bien. Suffit de ne pas y rester longtemps !!


Du coup, avec tout ça, il est midi et on n’a encore fait sauter personne… Mickael passe son tour, il y a trop de vent et ça peu être un peu craignos pour le saut qu’il a prévu. Comme j’ai gagné le chifoumi avec Diane, c’est à moi d’ouvrir la journée. Pas de Go pro, tant pis, je n’aurais pas mon film en caméra embarqué… La fois précédente, je l’avais dit… Je dois faire un flip, front flip pour commencer… Mais, au bord de la falaise, je me dégonfle un peu et, devant les conseils des habitués, je vais me contenter de seulement sauter, en essayant de faire un saut propre, avec une belle position.

Et c’est parti !!!!! Impossible de ne pas crier !!! Bon, personne ne m’a dit ce qu’était une position propre… Du coup, je me mets bien à plat ouais, mais en regardant en bas pour profiter à fond de la chute…  et je me retrouve en gros piqué, tête en bas… avant que je ne bascule complètement et me retrouve la tête en haut, emmêlé dans la corde… Finalement, involontairement, je l’ai fait mon front flip !!!


La sensation est énorme, 5 secondes de chute libre à flanc de falaise… Rien à voir avec le saut à l’élastique !!! La sensation est bien plus impressionnante !!!

Une fois pendu à ma corde, il me faut attendre… Je trouve le temps long avant que les autres ne me ramènent au bord et qu’ils ne m’envoient la corde de remontée… Il faut qu’ils se rôdent, mais je pense que ça parait surtout très long, seul en bas, pendu à sa corde… La remontée se passe sans soucis, même si on est loin du confort des réglages de spéléo…

Ensuite, les sauts s’enchaînent. William nous le fait, comme s’il était assis dans son fauteuil !!! Pour Diane, on aura droit au double effet Kiskool, un premier cri au début, un deuxième à la fin, et en apnée entre les deux ? On lui tiendra compagnie durant la montée, par portable interposés et on l’aidera pour finir sur les derniers mètres. 







Laurette gagnera son tour contre Loïc au chifumi. 


Son saut s’accompagnera d’un magnifique cri !!!



Mais bon, après l’adrénaline du saut, y’a toujours la remontée pour couper les jambes… Va vraiment falloir installer une via ferrata ou un treuil !!!

La fin de la journée pointe déjà son nez et Mickael nous énerve au plus haut point !!! Gros gros ras le bol !!!On décide tous de le jeter comme il faut et de le laisser tomber comme une vieille merde… 



Mais bon, il parait aimer ça !!! Pour nous excuser, on l’attendra en haut de la corde de remontée…

Mickael remontera tout dans le nord, la nuit étant tombée et n’ayant pas de frontale. De notre côté, nous faisons un peu de ménage dans les cordes pour le lendemain, pendant que les autres sont retournés au camp (Angélique s’est encore déchiré et nous a encore préparé un super repas !!!! Une chef cette fille !!!).


 De notre coté, c’est loin d’être évident… On a une frontale et un portable pour s’éclairer à 3, en attendant Mickael. Heureusement Alban et Sophie viennent à notre rescousse, avec des bières et des trucs à grignoter… C’est vrai qu’on n’a pas mangé depuis ce matin !!!

Arrivé au campement, tout est super bien organisé !!! Ils gèrent vraiment !!! Il y a même une bâche en prévision de la pluie du soir… Le repas est nickel, la deuxième bouteille de Patxaran y passe, Mickael nous sort son magnum de whisky (mais il sort ça d’où ??!!) et Angélique, ne tenant plus en place, finie dans les arbres…

Ce soir, on sent un peu la fatigue et il n’y aura pas de slack nocturne… Journée bien remplie mais y’a encore du monde à faire sauter demain !!


Dimanche 8 septembre, beaucoup de pluie, quelques sauts et un long retour

Dans la nuit, la pluie commence a tomber… Et merde, ça n’aura pas tenu tout le week-end. La tente de JB est étanche, pas de soucis… Mais ce n’est pas le cas de tout le monde… La tente d’Angélique, bien sûr, vu son coté artistique, cela n’étonnera personne qu’elle ait pris l’eau… Adrien et Djaisy ont eu droit à des piscines intérieures !!!

Vers 9h, quand on se lève, on découvre un spectacle bien navrant au campement… Tout est trempe… Micka a quand même sauvé pas mal de chose. Son installation nous fait bien marrer. Lui, il dormait à la belle étoile, sur son lit de camp. La pluie arrivant, il a monté directement sa tente 2 secondes sur le lit de camp… Nuit au sec garantie !!

Micka a vraiment tout dans sa remorque… On décide d’aller monter son chapiteau sur le parking (oui, il a un chapiteau !!). Et c’est parti pour un démontage de tentes et rangement de camp sous la pluie et dans la boue (je savais bien que j’avais bien fait de prendre mes bottes !!!) et un montage de chapiteau sur le parking… Les sardines ne se plantant pas, on attachera le tout à des voitures, arbres, glacières, le tout empiétant sur la route et signalé par des triangles de détresses… Et comme il ne faut pas oublier les sponsors, Micka couvre sa toile de tente d’autocollants Petzl et North Face…



La pluie ne semble pas vouloir s’arrêter et on pense tous rentrer rapidement, un peu désespérés… En allant à la highline pour la démonter, on s’aperçoit d’un phénomène étrange : la pluie tombe… en remontant…
D’un coup, la pluie s’arrête et on se dit qu’on va se faire une dernière session slack… En même temps, pourquoi ne pas faire quelques sauts ?








Loïc nous fera une jolie figure, en sortant l’extracteur sur le dos. Le saut de Benoit est un peu plus délicat… Lui qui n’osait pas s’approcher à moins de deux mètres du vide, on est un peu surpris mais super content qu’il ait réussit à le faire !!! Super d’arriver à surmonter sa peur comme ça !!!

Les heures passent et ça va être le départ pour nous… Et là, on s’aperçoit qu’on aurait dû compter le nombre de voiture et de personnes qui rentrent le dimanche… On est 11 pour 2 voitures…
Après maints essais pour trouver une solution, la seule qui nous vienne en tête est de mettre quelqu’un dans le coffre… Baphuc se dévoue. Comme on a peur des flics, on le camouflera sous nos bagages… Je sais que ça fait clicher, mais trimballer un chinois sous les bagages, ça fait très « clandestin dans le coffres »… Le délire durera tout le trajet !!!


Arrive le moment le plus dur… Il faut rentrer… Photos de groupe, avec Baphuc dans son coffre et ce sont les au revoir… Dur dur… On se relaie dans la voiture pour conduire, l’idée étant que j’essaye au maximum de dormir pour assurer mes dernières heures de routes après Toulouse…

Arrivé dans la première grande ville, on décide quand même d’aller au Flunch manger un coup… Là, c’est le gros délire… Tout le monde est crade, en mode pouilleux, certains couverts de boue, d’autres encore avec le baudar, sans chaussures… Y’a un peu de monde et on a limite peur… ça va trop vite, trop d’agitation… On a vient à tous se paumer dans le Flunch, sans savoir où aller, comment on fait, ni ce qu’on doit prendre comme plat… Les gens autour ont vraiment cru que l’asile avait débarqué dans le Flunch…

Le retour se fera au rythme des changements de chauffeurs et de personnes dans le coffre. Arrivés vers 1h du mat, le retour sur Mauléon sera rude… Il me faudra plusieurs arrêts sur la route pour dormir avant d’enfin arriver chez moi vers 5h30… Dans 2h30, ça sera la reprise du boulot… Dur dur… Mais ce week-end en valait le coup !!!

Le lendemain, on apprendra que Gautier a passer une baseline. C’est la 5ième personne au monde à le faire… Chapeau l’artiste !!! Angélique elle aura droit à son pendule.

Je laisse la plume à Angélique pour nous raconter plus précisément ce quatrième jour...


Lundi 9 septembre, récit de la suite du week-end par Angélique

Quant à Adri, Mika, Jess, Gautier et moi, après votre départ (c'était bien vide tout d'un coup), nous avons commencé le rangement de tout le matos et préparé mon saut. Le ciel devenant très menaçant, pour ne pas risquer une remontée sur corde sous une pluie torrentielle et dans le noir, nous avons décidé de reporter le saut au lendemain. Du coup nous sommes allés manger au resto à la Palud où nous ont rejoint Alban et Sophie: des vraies tables et chaises, des vraies toilettes, des supers plats dans des vraies assiettes et même pas chauffés au réchaud, l'extase! Entre temps on a appris que Rémy avait oublié ses clés de voiture dans celle d'Adri, aie!!

On est rentrés et après avoir discuté avec Alban et Sophie sur le parking, on s'est vite couchés pour être en forme le lendemain, vu ce qui nous attendait. Au bout de la 4e alarme de réveil, Gautier s'est levé et est allé nous chercher des choco pendant qu'on préparait café et thé. On est ensuite vite partis à la highline du belvédère pour que Gautier puisse travailler son saut..et sauter!

On a quand même assisté à la 5e baseline mondiale!!! Après être allés chercher Gautier, Mika est parti (boulot oblige). Adri et moi avons fait quelques essais sur la highline, puis nous l'avons démontée et sommes allés manger ce qui restait de ce week end: des pâtes à moitié cuites avec au choix du vinaigre, du miel, de la moutarde, ou du curry, mmm!

Et ensuite c'était parti pour mon saut! Jusqu'à la dernière seconde, je ne pensais pas être capable de le faire (je l'avais repoussé pendant 4 jours quand même!) et j'ai bien mis 3-4 longues minutes devant les gorges à me décider à sauter, avec Adri à ma gauche qui me disait "j'commence à avoir une crampe!" (à force de tenir la corde de saut), Gautier à ma droite, "y'a presque plus de batterie dans la Go pro!" et Jess sur l'autre versant avec son appareil "c'est quand tu veux, jsuis prêt, tu comptes avant!". Après m'être répété 5 fois "faut pas réfléchir", j'ai crié à Jess "t'es prêt? 3, 2, 1.." et j'ai sauté.

Le pseudo saut de l'ange que je voulais faire n'a pas duré bien longtemps, je me suis vite retrouvée à battre des pieds avec un cri suraigu! mais c'est pas grave, le joli saut sera la prochaine fois, 100m de chute libre dans le Verdon, c'est déjà pas mal pour un baptême de saut pendulaire! En bas c'était juste magnifique, il faisait super beau, l'eau dans les gorges était turquoise, des vautours suivaient paresseusement les thermiques, l'extase! j'y serais restée la journée pendue à cette corde!

En haut Gautier et Adri se sont occupés de rabattre la corde de saut près de la falaise et de m'envoyer la corde de rappel, puis 35-40 min de remontée sur corde en plein soleil plus tard (ça crève quand même!) on a démonté super vite ce fameux pendule qu'on avait mis tant de temps à monter, on a rangé tout le matos, les tentes, vérifié que rien ne trainait puis on est partis. J'ai presque versé ma larme de quitter cet endroit fabuleux peuplé à présent de supers souvenirs.

On s'est arrêtés au bar de la Palud histoire que Gautier paye sa tournée pour sa première baseline et qu'on puisse découvrir la vidéo du record du monde de saut pendulaire des Pyrénaline : génialissime cette vidéo, avec des effets de folie.

Enorme hasard: on a rencontré les grimpeurs que Gautier avait "croisés" durant son saut de baseline et qu'on voit en tout petit sur la vidéo embarquée! Après une bonne pizza avec Adri (suivie d'un Mc Do sur le trajet!) on s'est lancés dans les 6 heures du retour, bien longues, avec un accueil sous la pluie à Toulouse. Petite déconne chez Adri avec Mika qui revenait du boulot avec sa remorque et chacun est rentré chez soi, à part Gautier qui avait préparé tout un système pour que Rémy puisse récupérer ses clés de voiture!

Angélique





Un grand et énorme merci aux organisateurs Adrien et Micka qui ont assurés comme des chefs, aux jambons et à Pyrénaline pour le matos (on a oublié de compter, mais y’avait des km de cordes de matos !!!), à Baphuc et Rémy pour l’installation de la highline, à Baphuc, Rémy et Gautier pour les conseils que je n'arrive pas à suivre, à Djaisy et Micka qui ont assuré sur l’intendance et grâce à qui on a tout simplement pu manger et être au sec, à Angélique pour les super repas, à Laurette, William (même si y'a des progrès à faire aux péages) et Baphuc, mes supers chauffeurs, et à tous les autres sans qui ce week-end n’aurait pas été aussi magique !!!

Et enfin un grand merci à Cédric pour son montage vidéo !!!

Encore merci à tous et à bientôt !!! On refait ça quand vous voulez… Bon, peut être moins loin, au Pays Basque ??? ;-)